Voyage à Nantes

Depuis la fin du xxe siècle, Nantes a subi la désindustrialisation, mais est devenue un important pôle du secteur tertiaire. Elle est ville universitaire depuis 1962. Elle est plus que jamais vivante !

Nantes reçoit en 2013 le prix de la Capitale verte de l’Europe décerné par la Commission Européenne puis en 2014 Nantes devient l’une des neuf métropoles françaises labellisées « French Tech » par le Ministère de l’Economie, du Redressement Productif et du Numérique.

Au cours du XIXe et au début du XXe siècle, son développement industriel est remarquable dans la France de l’Ouest.

Raison pour laquelle, peut être, dans les années 1950-1960, la classe ouvrière nantaise joue un rôle notable dans le mouvement social français (1955, 1968).

Déjà en 1860, la ville voyait se développer le journal L’Union Bretonne principal organe bonapartiste de province, tirant à une moyenne de 339 000 exemplaires et qui s’était heurté au clergé prêchant le désabonnement. À la même époque, deux autres quotidiens sortent des imprimeries à Nantes : le Phare de la Loire (républicain) et L’Espérance du peuple (monarchiste).

Nantes continue son développement au XIXe siècle, et s’industrialise. Grâce à l’activité de son port, (Nantes Saint Nazaire), sa production agricole régionale et sa forte réactivité commerciale, Nantes se positionne notamment dans l’industrie alimentaire : les biscuiteries avec Lefèvre-Utile (LU, réhabilité en Lieu Unique)  et les conserveries avec Saupiquet. Mais aussi le textile, le raffinage du sucre Beghin Say (construite en 1936, elle a bénéficié en 1993 d’une rénovation la laissant apparaître en bleu et blanc), les engrais phosphatés (AZF) et l’armement.

Une image symbolique reste de cette époque, avec le pont transbordeur (à nacelle) qui fut ouvert en 1903 et opérationnel jusqu’en 1958, pour faciliter la traversée du bras nord de la Loire, par le public et les entreprises du secteur, notamment les chantiers Dubigeon et la Fonderie Voruz

En 1879, autre signe de symbole de la vitalité de Nantes à cette époque : elle est première ville française à se doter du premier réseau de tramway qui fonctionnait à air comprimé grâce à l’invention de l’ingénieur Louis Mékarski. Tardivement électrifié dès 1911, ce premier réseau sera en fonctionnement jusqu’en 1958 pour être remplacé par un service d’autobus.

L’ancienne Manufacture des tabacs, dessinée par Chenantais en 1861 d’après un prototype strasbourgeois, composée de cinq bâtiments, avec deux cours intérieures, fut réhabilitée dans les années 1980 afin d’accueillir services municipaux et logements et ainsi donner forme à un petit quartier proche du centre-ville.

Les anciens bureaux des Ateliers et chantiers de Nantes sont des vestiges des établissements de la construction navale à Nantes. Non loin de là se dressent deux grues Titan. La première mesure 34 mètres de haut, et a été montée par les ateliers Joseph Paris en 1954.  La seconde grue monumentale, grise, est classée monument historique.  Elle fait aujourd’hui office de «figure de proue » de l’île de Nantes, en cours de réhabilitation par l’équipe d’ Alexandre Chemetoff, à proximité immédiate du Hangar à Bananes et des Anneaux de Buren situés sur le quai des Antilles.

Ces deux grues ont été conservées au titre de la valorisation du patrimoine industriel de Nantes par l’UNESCO.

Enfin, le passage Pommeraye est une galerie marchande du centre ville. Construit de 1841 à 1843, ce passage mixte constitué de commerces et d’habitats est construit sur trois niveaux. Il s’organise autour d’un escalier central monumental et est orné de médaillons et statues, œuvres de Guillaume Grootaërs et Jean Debay. Le passage a été classé monument historique en 1976.

Nantes est une ville aujourd’hui très créative tant sur le plan architectural que par ses activités graphiques, numériques, artistiques incroyablement en pointe.

Toutes ces activités ont su, de plus, se ré-approprier d’une manière dynamique, les vestiges d’un passé industriel fécond (y compris même des bunkers !). Ce mélange de passé et de futur illustre bien le propos de Label-Industrie : le fil du passé qui fabrique l’avenir.

Pour un voyage réussi consultez La Belle adresse. 

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