Bal(l)ade à Bordeaux …..

Cette balade a été aussi une véritable ballade au sens poétique du terme. Deux “l” pour décoller car la promenade au travers des ruelles de Bordeaux à l’architecture typique en passant par l’entrepôt Lainé s’est achevée dans un magasin d’objets aéronautiques recyclés!

La visite commence par l’histoire du Musée d’Art Contemporain, le CAPC, qui occupe l’Entrepôt Lainé.

Situé non loin des quais, les Chartrons, cet entrepôt abritait les denrées coloniales de Bordeaux, dans ce quartier de riches armateurs ayant fait leur fortune dans le négoce et l’armement maritime. Ce bâtiment fut construit sous la responsabilité des Douanes et de la Chambre de Commerce, et fut confié à l’ingénieur des Ponts et Chaussées Claude Deschamps. C’est Joachim Lainé, ministre d’état de Louis XVIII qui aidera au lancement des travaux.

Mais à partir du XXe siècle, à cause de la mise en place des hangars directement sur les quais, l’entrepôt perd son utilité et il ferme définitivement dans les années 1960 et est même menacé de destruction.

Heureusement, un groupe de bordelais opposés à sa destruction vont convaincre la ville de sa valeur architecturale et historique. Le bâtiment fait alors l’objet d’une inscription à l’inventaire des Monuments Historiques. Dans la foulée, la ville propose de le reconvertir en lieu culturel. Et c’est ainsi que le CAPC, rejoint par le centre d’architecture arc en rêve, s’y installe définitivement en 1974, pour finalement devenir musée d’art contemporain.

Les principaux matériaux utilisés à l’intérieur ont été la pierre de Bourg-sur-Gironde, la brique d’argile et le pin d’Oregon. Cette construction monumentale s’appuyait sur une géométrie rigoureuse en totale adéquation avec la fonction de stockage du lieu. Son plan est régi par la combinaison de différents carrés de 6,50m avec une règle d’assemblage toujours multiple de 7.

Le grand espace central se présente comme une double nef et reprend le modèle du marché couvert oriental auquel il associe le vocabulaire de l’architecture romaine. L’extérieur, lui, s’inspire plus des palais italiens renaissants.

Les 3 phases de réaménagement ont été réalisées en 1979, 1984 et 1990 par les architectes Denis Valode et Jean Pistre spécialisés dans la réhabilitation et la rénovation de l’architecture fonctionnelle. Très impressionnés par l’aspect envoûtant de l’édifice, les architectes ont voulu rester fidèle à son aspect d’origine, préserver l’identité du lieu et en conserver la mémoire. Ils ont donc utilisé des matériaux neutres comme le stuc et le béton. Ils ont tenu aussi à préserver la mémoire graphique de la pierre et du bois c’est à dire toutes les inscriptions, signatures et dates accumulées avec le temps.

Notons la contribution d’Andrée Putman pour l’agencement intérieur du musée qui a choisi des formes épurées et des surfaces lisses, des tonalités grises et beiges parfaitement en harmonie avec le grain de la pierre.

Sur les toits, des espaces d’expositions éphémères et de détente vous mettent le ciel à portée.

Label-Industrie

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Bordeaux, c’est aussi une architecture typique du XVIIIe avec son Opéra, ses façades classiques et ses ponts, mais qui sait s’attribuer les codes du XXIe avec les verrières du centre commercial des Grands Hommes ou celles du collège Formasup.

Dans la vieille ville, les ruelles regorgent de magasins d’antiquité (La Carlingue, spécialisé dans les objets aéronautiques), d’espaces de décoration intérieure mélangeant le classique au vintage et l’industriel,  et d’échoppes d’un autre âge (horloger, ses cadrans et pendules).

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Bordeaux est une grand dame, pleine de charme, de surprises et qui offre une qualité de vie exceptionnelle. Nature, pierre, et fleuve en sont ses principaux bijoux !

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