Une verrerie qui a de la bouteille!

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La verrerie de Veauche nait à la fin de 1882 de la volonté des principaux actionnaires de la source voisine de St Galmier-Badoit de pourvoir à leur propre approvisionnement en bouteilles en s’associant à 2 maitres verriers.

La production commence 1 an plus tard après la mise à feu du premier four à l’aide d’une centaine d’ouvriers dont 60% d’enfants recrutés dans l’agglomération stéphanoise.

5 ans après un second four est construit et la verrerie obtient le marché de la Grande Charteuse signe des liens étroits entre administrateurs et milieux cléricaux. Cela déterminera d’ailleurs une politique sociale, dite paternaliste. En effet, le directeur, puis administrateur (de 1887 à sa mort en 1917) Irénée Laurent, a été le créateur de la cité ouvrière St Laurent (avec école, asile, église, boulangerie…) du service médical gratuit (1888) et d’une société de secours mutuels (1894). Du coup sous sa direction, l’usine établie dans une commune sans tradition industrielle va totalement modifier les habitudes et la culture de ses habitants et va par exemple  leur apprendre à utiliser les cabinets d’aisance….

”donner satisfaction à notre personnel et éviter une grève possible et regrettable pour le monde” est la ligne de conduite de Irénée Laurent.

La guerre raréfiant la main-d’oeuvre, va réduire la production, le chiffre d’affaires et les dividendes. Il y aura même un début d’organisation syndicale (1917), mais ces évènements vont  contraindre, sous la férule de son gendre Auguste Cholat, à mécaniser la production pour remplacer la main-d’oeuvre et pour devancer les prétentions ouvrières.

La mécanisation fait suite à un voyage aux US du directeur technique, mais ne résout pas les problèmes de recrutement de main-d’oeuvre qui seront résolus grace aux espagnols, italiens, nord africains….malgré tout les ventes continuent de ralentir et obligent à une entente avec le concurrent Souchon Neuvesel en 1929. La crise s’amplifie en 1931 et la direction va moduler une réduction du temps de travail selon la situation familiale des ouvriers ce qui n’évitera pas un violent dégraissage malgré un esprit maison bien ancré.

La guerre pertubera à nouveau la vie de l’entreprise et en 1947 la verrerie renonce au chauffage des fours au charbon pour le fuel et s’équipe de de nouvelles machines automatiques de fabrication américaine. Au début de 1956 les administrateurs cèdent leurs actifs au groupe Souchon Neuvesel qui ensuite entre dans le groupe BSN et deviendra OI-Manufacturing (du nom du groupe américain Owens-Illinois) qui a repris BSN Glasspack en 2004.

(Ref Jean Merley in “Histoire d’une entreprise forezienne, la verrerie de Veauche”)

Sa vocation actuelle, haut de gamme, amène l’usine à produire principalement pour les  marchés de la bière, des boissons non alcoolisées, du vin, des distillateurs, du cognac…et se visite!

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